Tout commence par un mal de dos. Sourd. Fort. Mais pas lancinant. Qui vient mais repart. Sournoisement.
Cela se poursuit pas une grosse fatigue. Incompréhensible. Qu'on ne parvient pas à faire partir.
Cela se termine chez un interniste de mes amis.
Qui a le mérite de poser le diagnostic vite et bien.
Prise de sang, IRM, biopsie si on peut.
Cancer.
Mot en 6 lettres.
Espérance de vie impossible à déterminer à ce stade.
Bizarrement, depuis, je me sens mieux.
Evidemment le pire est à venir.
Mais je dresse la liste de la suite en me disant que si pire il y a...
M'exiler un temps à Berlin. Un autre temps à Venise. Et dans un troisième temps à NY.
Pas longtemps. Faut assumer et assurer. Mais disons que le temps m'est compté.
Puis il y a ce projet un peu fou de remonter vers la Crimée par la mer noire après avoir suivi le Danube depuis Vienne...
Certaines hommes veulent se cacher pour mourir.
D'autre errer.
J'aimerais bien errer.
Et baiser jusqu'à plus soif. Et lire. Et photographier. Comme pour laisser des putains de trace.
C'est banal cette envie que l'on a d'essayer de rattraper l'impossible quand on sent que la fin se peaufine. Mais c'est humain, je suppose.
Je dis ça alors que je ne sais pas si je vais mourir.
C'est pas le plus agressif. Mais pas le plus sympa non plus.
Alors, si tu veux bien, on va changer les règles ici.
On parlera sexe mais aussi cancer.
Parce que j'ai pas envie de pudeur.
vendredi 5 février 2010
mercredi 3 février 2010
Avant je tentais vainement de parler de mes histoires de cul...
Maintenant, je pourrai parler de mes histoires du cul et de mon cancer.
Avec ça, j'ai des chances de doubler mon lectorat.
Avec ça, j'ai des chances de doubler mon lectorat.
jeudi 28 janvier 2010
Natural born seductor
J'ai toujours eu tendance à considérer mon potentiel de séduction en "face to face" comme proche du néant absolu.J'en ai encore eu la preuve mardi soir...
Bon, j'y ai mis du mien.
Resto bruyant et bondé.
Discussions très intéressantes sur le mode "je fuis le romantisme et si je devais m'associer avec une femme, ce serait uniquement dans le cadre d'un pacte libertin dénué de toute forme de sentiments".
Elle cherchait de toute évidence un minimum de romantisme...
Un mec grand beau fort et un peu rassurant...
Pas spécialement trop aimant. Mais pas trop cérébral.
Le docteur house schématiquement.
Pas un croisement cheap entre Woody Allen et Martin Tupper, de toute évidence...
mardi 26 janvier 2010
Embrassez qui vous voulez...
Est-ce que vous embrasser encore votre partenaire ?
En posant la question, je me rappelle d'une campagne (qui me semblait assez nunuche dans mon enfance mais qui a finit par trouver toute sa signification) qui disait en substance "avez-vous embrassé vos enfants ce matin ?" (cette campagne a tellement pesé sur mon inconscient que je n'imagine pas un matin sans embrasser les miens). Mais je m'écarte.
J'en reviens à ma question.
Embrassez-vous encore votre partenaire ?
Au-delà d'un baiser pavlovien...Ce genre de petit smack qu'on dépose en partant.
Je ne sais pas à quoi c'est dû mais je ne cesse d'embrasser H. depuis quelques temps.
Et pas des baisers pavloviens. Non, des vrais patins de chez patins.
Comme celui que je lui ai collé toute à l'heure en le croisant sur sa route vers un cours de pilates, pendant que je m'apprêtais à suer sur un tapis de course.
Un patin appuyé, avec deux mains autour de sa taille mais désirant s'agripper à ses fesses. Devant des yeux interloqués/envieux/complices.
Un baiser mouillé, tendre, profond, intense, court, mais bon.
Un baiser quoi.
Back to basics.
En posant la question, je me rappelle d'une campagne (qui me semblait assez nunuche dans mon enfance mais qui a finit par trouver toute sa signification) qui disait en substance "avez-vous embrassé vos enfants ce matin ?" (cette campagne a tellement pesé sur mon inconscient que je n'imagine pas un matin sans embrasser les miens). Mais je m'écarte.
J'en reviens à ma question.
Embrassez-vous encore votre partenaire ?
Au-delà d'un baiser pavlovien...Ce genre de petit smack qu'on dépose en partant.
Je ne sais pas à quoi c'est dû mais je ne cesse d'embrasser H. depuis quelques temps.
Et pas des baisers pavloviens. Non, des vrais patins de chez patins.
Comme celui que je lui ai collé toute à l'heure en le croisant sur sa route vers un cours de pilates, pendant que je m'apprêtais à suer sur un tapis de course.
Un patin appuyé, avec deux mains autour de sa taille mais désirant s'agripper à ses fesses. Devant des yeux interloqués/envieux/complices.
Un baiser mouillé, tendre, profond, intense, court, mais bon.
Un baiser quoi.
Back to basics.
no dick at work
Maxime de la plus élémentaire sagesse.
Évidemment le fait de travailler dans un environnement de services et de diriger des équipes constituées à 80% de femmes ne fait que contribuer à la maximalisation des tentations.
Et, comme de bien entendu, l'attrait du pouvoir (aussi minime soit-il, nous sommes en pleine vacuité) a déjà laissé entrevoir l'un ou l'autre regards un peu appuyés...l'un ou l'autre sourire qui se perd dans un ascenseur et par conséquent l'un ou l'autre début de ragotage reporté par un de mes fidèles espions...
Car je ne me leurre pas... ici, ce ne sont pas mes mots et encore moins mon physique qui susciteraient quoi que ce soit...
Du coup, je ne dois faire aucun effort pour faire des noeuds dans mon sexe, réprimer mes regards appuyés dans les décolletés. Je suis un être on ne peut plus asexué au travail. Et c'est dommage quand j'observe le potentiel et je le jauge au pouvoir que je ne veux pas exercer.
Le droit de cuissage ne passera pas par ici....
Évidemment le fait de travailler dans un environnement de services et de diriger des équipes constituées à 80% de femmes ne fait que contribuer à la maximalisation des tentations.
Et, comme de bien entendu, l'attrait du pouvoir (aussi minime soit-il, nous sommes en pleine vacuité) a déjà laissé entrevoir l'un ou l'autre regards un peu appuyés...l'un ou l'autre sourire qui se perd dans un ascenseur et par conséquent l'un ou l'autre début de ragotage reporté par un de mes fidèles espions...
Car je ne me leurre pas... ici, ce ne sont pas mes mots et encore moins mon physique qui susciteraient quoi que ce soit...
Du coup, je ne dois faire aucun effort pour faire des noeuds dans mon sexe, réprimer mes regards appuyés dans les décolletés. Je suis un être on ne peut plus asexué au travail. Et c'est dommage quand j'observe le potentiel et je le jauge au pouvoir que je ne veux pas exercer.
Le droit de cuissage ne passera pas par ici....
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